Je suis posée dans le bar d’un hôtel 4 étoiles (where I belong) au lieu d’être à la salle un gros dimanche du mois de Septembre and I think it’s beautiful. Mais au plus profond de moi je cherche la force de retourner à la salle pour retrouver de la mobilité et mon vrai corps et ouais. Alors je me dis pourquoi ne pas écrire à ce sujet surtout que je suis censée écrire chaque semaine par ici.
Je suis très contente du moment que je passe dans le bar de cet hôtel qui passe plein de titres pop que je connais, donc it’s basically a karaoke for me now. Je suis sortie de chez moi pour marcher un peu et ne pas rester comme une loque sur mon fauteuil. Ce n’est pas quelque chose que j’apprécie de base et encore moins avec ce beau temps non caniculaire à Paris. Mais je sais qu’en sortant pour me poser et avancer dans mon montage je bougerai au moins. Car faire du montage chez moi n’est pas non plus quelque chose de facile.
Je suis contente d’être tombé sur cet hôtel complètement par hasard et d’y être entrée. Il était indiqué sur la devanture qu’il y avait un espace de coworking donc je me suis dis pourquoi pas et j’ai bien fais. Je tape les mains hydratées par la crème pour les mains présentes dans les toilettes. Il y a un monde où je note les toilettes des établissements à travers le monde dans un Instagram dédié à la cause, mais cela n’est pas le sujet aujourd’hui.
J’ai hâte de retrouver la sérénité et la paix dans les transports, car avec mes plus de 30 kilos de repris je constate depuis quelques mois que je ressens une gêne. Pas tout le temps, mais il faut bien l’avouer que les transports publics parisien (je parle de ce que j’expérimente, c’est surement le cas ailleurs aussi je ne demande qu’à voir aussi voyageeee come to me) ne sont pas grosses personnes-friendly.
En sortant aujourd’hui par exemple dans le bus, j’étais installée près de la fenêtre et près de moi il y avait une place de libre. Au bout de quelques arrêts, quelqu’un s’est installé, mais une fois qu’une personne s’installe je ressens qu’elle se débat pour être à l’aise.
Aujourd’hui c’était normal. Elle s’installait juste, pendant que moi je me serrais un maximum contre la vitre pour ne pas la déranger, mais des fois c’est plus dérangeant. Comme dans le métro, avec ses strapontins adaptés à des personnes skinnyyyyy (à prononcer comme Tyler, The creator prononce Sticky dans sa chanson du même nom) où les personnes te font bien sentir que tu déranges et je suis partagée entre le “maigriiis Leslie” et surtout le “les personnes n’ont pas vu qu’il y a avait quelqu’un de gros d’installé?? What did you expect?!!!”. Je suis d’autant plus excédée par la situation quand il s’agit d’une autre personne grosse également. Gros, grosse, n’est pas une insulte pour moi, juste un moyen de décrire.
Avec les nouvelles rames qui sont déployées je trouve que cela est encore plus déplaisant, que ce soit sur les places pour deux personnes que sur les strapontins pour une personne. Je ne suis clairement pas à l’aise là dessus.
Alors pour toutes ces raisons je trouve que ça vaut le coup de retourner à la salle. You can do it, Leslie.
Rendez vous à la raison #2 et j’aurais d’ici là retrouvé le chemin de la salle.